Les grandes affaires françaises #3

L’Affaire Guy GEORGES

Aujourd’hui, nous vous invitons à plonger dans l’une des affaires criminelles les plus marquantes de France : celle de Guy GEORGES, tristement surnommé le “tueur de l’Est parisien”. Ce tueur en série a semé la terreur dans les années 1990, et son arrestation a marqué un tournant dans l’histoire judiciaire française.

🩸 Le 26 janvier 1991, Pascale Escarfail, 19 ans, étudiante en Lettres à la Sorbonne, est retrouvée morte dans son appartement parisien, la gorge et la poitrine marquées de plaies. Elle devient la première victime identifiée de Guy Georges, mais l’absence de traces ADN complique l’enquête. Trois ans plus tard, le 9 janvier 1994, Catherine Rocher âgée alors de 27 ans est égorgée dans un parking souterrain du 12e arrondissement. La série de meurtre se poursuit : dans la nuit du 8 au 9 novembre, Elsa Bénaby, 23 ans, est assassinée dans sa voiture dans un parking du 13ème arrondissement de Paris. Bien qu’une tache de sang est relevée, aucun lien n’est encore établi entre ces trois meurtres.

🧬 Le 10 décembre 1994, Agnès Nijkam, architecte de 27 ans, est sauvagement assassinée dans son appartement près de Bastille. Les tortures subies par la victime rappellent le meurtre de Pascal Escarfail, trois ans plus tôt. Les enquêteurs découvrent pour la première fois, une empreinte ADN. Le tueur ayant laissé du sp*rme sur sa victime. Cette trace, baptisée SK1 comme “Serial Killer 1”, devient la première preuve génétique relevée. A l’époque, sans fichiers d’empreintes génétiques, les enquêteurs ne peuvent exploiter ce précieux indice. De plus, ils distinguent encore les meurtres en appartement de ceux commis dans les parkings.

🔪 De nombreuses similitudes, telles que : victimes bâillonnées et attachées avec du sparadrap, sous-vêtements déchirés, soutiens-gorges coupés, vi*lées puis égorgées avec un couteau Opinel de taille 12 permettent de relier ces meurtres.

🏃‍♂️ Le 16 juin 1995, Elisabeth Ortega, échappe à Guy George alors qu’elle rentrait de discothèque. Elle est agressée à son appartement dans le Marais mais parvient à s’échapper pour sauter par la fenêtre et trouver refuge dans un bar. Les enquêteurs découvrent que l’ADN trouvé correspond aussi à celui de “SK1”. Un mois et demi plus tard, Hélène Frinking, 23 ans, est retrouvée attachée et tuée à l’arme blanche dans son appartement parisien. Une empreinte ADN, identique à celle de “SK1” est relevée sur une ancienne victime, établit le lien entre les meurtres.

🔒 Début septembre 1995, Mélanie Bakou échappe à une agression de Guy Georges devant son appartement du 3e arrondissement. Son petit ami, alerté par les cris, poursuit l’agresseur, qui laisse son portefeuille, contenant ses papiers d’identité. Pour cette agression Guy George est condamné à 30 mois de prison. L’enquête sur les “meurtres des parkings” se poursuit, et bien que Guy Georges soit interrogé et que son sang soit comparé aux traces trouvées dans la voiture d’Elsa Bédany, les résultats s’avèrent négatifs. Les policiers décident quand même d’interroger Guy Georges, mais ni Elisabeth Ortega, rescapée de l’agression, ni la trace de pied sur la scène de crime ne le relient aux meurtres, et l’ADN de Guy Georges n’est pas comparé à celui de SK1.

👤 Le 5 juin 1997, Guy George sort finalement de prison. Le 23 septembre, Magali Sirotti, 19 ans, est égorgée après avoir été vi*lée à son domicile, marquant la reprise des meurtres. Un mois plus tard, Estelle Magd devient la septième victime, et les traces ADN confirment que SK1 est derrière ces horribles crimes, entrainant une psychose avec la diffusion d’un portrait-robot et un appel à témoin.

🔬 Le juge Gilbert Thiel exige que tous les laboratoires du pays comparent les traces ADN avec celle de SK1. Le 24 mars 1998, Olivier Pascal, patron du laboratoire de Nantes, identifie SK1 comme étant Guy Georges, grâce à un prélèvement de 1995 conservé presque par hasard lors de l’enquête sur les “meurtres des parkings”. Le 26 mars 1998, Guy Georges, âgé de 37 ans, est arrêté place Blanche, dans le 18e arrondissement de Paris. En garde à vue, il avoue les meurtres des “appartements”, mais nie ceux des “parkings”, avant de reconnaître huit mois plus tard les meurtres de Catherine Rocher et Elsa Bédany.

⚖️ Le 5 avril 2001, Guy Georges est condamné à la perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 22 ans. Selon la procédure judiciaire, il pourra demander une libération conditionnelle dès 2020, alors âgé de 58 ans. Cependant, il n’a jamais fait de demande de libération, pleinement conscient de sa dangerosité, affirmant : « Si je sors, je recommence ! »

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Carole

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